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Danger : l'amitié n'est pas une brosse à chat

  • Photo du rédacteur: La Parole Chrétienne
    La Parole Chrétienne
  • 11 juin 2020
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 6 nov. 2020





"mais que l'humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes." Phillipiens 2.3


Dans notre vie le choix de nos amis détermine qui nous pouvons devenir. On connait tous l'expression "dis moi qui tu fréquentes et je te dirai qui tu es", car en effet "le fer aiguise le fer" (Proverbes 27.17). Et si notre choix amical est inapproprié, notre croissance spirituelle et notre maturité risquent d'être freinées.


Qu'en est-il lorsque l'égocentrisme est au centre de nos relations ?


La séduction


Certaines personnes souffrant du besoin de reconnaissance, peuvent nous rendre prisonniers de leurs émotions. Nous sentons un malaise parfois dans la relation, mais nous continuons à les fréquenter. Ce sont des relations dangereuses, qui cherchent continuellement à attirer la compassion des autres vers elles, sans rendre l'appareil. Nous les voyons au début comme des victimes, se plaignant régulièrement de la méchanceté des autres. Alors nous sommes touchés et voulant compatir à leurs douleurs, nous les écoutons en les approuvant, piégés par leur amadouement.


De plus, elles n'acceptent pas d'être corrigées ni reprises sur leur propos et comportements. Rebelote : nous cédons et les écoutons de nouveau. Soyons honnête, il n'est pas toujours agréable d'être corrigé et beaucoup d'entre nous n'aimons être repris. Mais à quel point cela est-il une bénédiction quand cela vient d'un coeur sincère qui ne veut que notre bien.

Tout cela pour dire que ces personnes préfèrent être "caressées dans le sens du poil" et ne veulent bien souvent rien savoir, contestent systématiquement et se trouvent milles excuses appuyées sur des raisonnements charnels. Si nous n'y prenons pas garde, nous nous étouffons, voyons notre âme aspirée à petit feu et gaspillons notre énergie.


L'installation


Voilà que nous nous installons dans la relation et y devenons intime. Ensuite, marqués par leurs confidences profondes, nous confions aussi nos secrets et soucis personnels.

Sauf que ce sont de toute évidence des personnes ayant des problèmes relationnels, friandes de commérage : plaintes fréquentes contre autrui, contre l'église locale, rapport sur la vie des autres, ... et c'est là qu'est le danger !

Parce que nous acceptons d'exposer notre oreille à des paroles d'amertumes se déposant sur notre coeur et nous encourageant nous aussi à la malveillance envers autrui. Et vient ensuite la question de la discrétion. Elles ne peuvent pas garder un secret et nous racontent ce que leur confient les autres. Mince ! Nos confidences sont déjà gravées dans leur mémoire.


L'alarme rejetée


Lors des discussions enflammées dans la relation, nous ressentons dans notre coeur une gêne, et Dieu notre plus grand secours nous chuchote à l'oreille qu'il y a un problème, quelque chose de malsain dans ce que nous faisons, mais la difficulté à décrocher s'impose. La crainte de blesser l'autre donne accès au mensonge du diable nous convaincant que le problème vient de nous : "c'est toi qui est méchant(e)". Par conséquent et malheureusement nous tombons dans la culpabilité.


Et puis un jour, il suffit d'un désaccord, et nous devenons alors, comme beaucoup d'autres, la cible, le problème, le/la méchant(e) pour cette personne. Et si nous sommes dans un moment de faiblesse spirituelle, le mélange "amertume/épuisement" peut provoquer en nous une lave, qui au bout d'un moment ne demande qu'à sortir du cratère, car nous n'avons pas su dire non à temps. Les conséquences n'en sont que conflits et parfois déchirements.


Le pardon ?


Un autre caractère de ces concernées, c'est le manque de pardon. Il est à l'origine d'une blessure du passé non soignée et là est la source de toute la nature de leur comportement. Elles réclament le pardon vers elles mais ne demandent jamais pardon. Nous pouvons jusqu'à nous rendre compte qu'un incident ou désaccord passé avec elles a conservé une offense dans leur coeur, se cachant derrière leur sourire et se fondant dans la relation.

En conséquence, nous avons droit à un ressassement de notre "tort" et une remontée en surface des différends que l'on a eu jadis, dont certain même que nous découvrons... Nous avons beau redemander pardon mais nous restons confrontés à une ribambelles de reproches, bien que cet(te) ami(e) nous affirme nous avoir pardonné.


Deuxième alarme : la fuite


Après plusieurs déceptions, blessures, nous arrivons à un stade de fatigue où l'on comprend que Dieu nous demande de fuir. Car cette personne a "rongé" un bout de notre âme. C'est une décision radicale mais nous ne devons pas rester liés à ce type de relation. Ce n'est pas la Volonté de Dieu.

La place de Dieu


Et c'est là que la question de notre identité intervient. Si nous ne sommes pas confortablement et fermement assis dans notre identité en Christ, nous risquons de ne pas cerner ce qui est mauvais dans nos choix de relations et laisser les autres nous écraser à cause de notre manque d'assurance. En tant qu'enfants de Dieu, nous devons connaître par la Parole, ce à quoi Dieu aspire pour nos relations. Le livre des Proverbes est un excellent formateur en révélation de bonnes amitiés. Si nous savons qui nous sommes en Christ, se lier d'amitié avec une personne aimant le commérage et ayant de sérieux problèmes relationnels doit être à bannir. D'autre part, si nous entendons le Saint-Esprit nous avertir d'une mauvaise attitude chez l'autre sans le reprendre, bien sûr avec amour, c'est que nous l'acceptons (l'attitude). En principe, notre assurance en Christ nous aide à savoir dire NON.


Non ! l'amitié n'est pas une brosse à chat ! Autrement dit ne brossons pas notre ami(e) dans le sens du poil. Une véritable amitié est basée sur l'amour et la confiance, au point d'avertir l'autre de son comportement, faire preuve de sincérité et de franchise. Maintenant, si cette personne préfère le "brossage" et ne souhaite rien entendre, alors nous devons mettre un terme à la relation.


Être en Christ consiste à comprendre l'autre avant de chercher à être compris, c'est l'intérêt de l'autre qui passe avant le nôtre. Nous devons entre-autre accepter nos erreurs sans juger celles des autres, en priant pour nos relations respectives avec Dieu. Car si notre relation avec Dieu est en règle, nous serons en règle avec notre prochain, nos frères et soeurs en Christ.


"mais que l'humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. " Phillipiens 2.3


Si nous avons fait un mauvais choix relationnel, acceptons de nous pardonner tout en pardonnant l'autre et décidons d'avancer. Prions pour cette personne et nous-même, pour notre croissance spirituelle et laissons Jésus notre meilleur ami nous guérir par ses blessures.



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