top of page

"Morte avant ma naissance" : témoignage d'Ornella, naissance et vie miraculeuses

  • Photo du rédacteur: La Parole Chrétienne
    La Parole Chrétienne
  • 9 nov. 2020
  • 8 min de lecture




"Pendant plusieurs semaines je ne bougeais plus dans son ventre et il n'y avait plus les eaux"

J'ai grandi avec mes parents à Madagascar et toute ma famille baignait dans l'éducation chrétienne. Mon père connaissait l'église, ma mère beaucoup moins. La majorité des malgaches ont d'ailleurs cette culture chrétienne.

J'ai un grand frère, après lequel mes parents ont eu du mal à avoir un deuxième enfant car ma mère a fait plusieurs fausses couches. Puis, elle tombe finalement enceinte de moi. Les six premiers mois, tout allait bien. Puis au sixième mois, ma mère a perdu les eaux mais sans contractions, elle n'a pas réalisé que le "travail" avait commencé. Elle s'est donc rendue chez le médecin très rapidement car elle ne ressentait plus rien dans son ventre, je ne bougeais plus alors qu'elle avait l'habitude de me ressentir. Puis, le Médecin a annoncé que cela était mauvais signe. En effet, si elle ne ressentait plus rien, on allait devoir lui retirer le bébé. Mais à cause de son traumatisme des plusieurs fausses couches, ma mère n'acceptait pas le fait de perdre le bébé, donc elle a refusé et décidé de me garder dans son ventre. Pendant plusieurs semaines je ne bougeais plus dans son ventre et il n'y avait plus les eaux.


Un jour, un homme venant de la brousse de Madagascar, ressemblant à un sans-abri, a sonné à notre porte, en disant qu'il avait reçu un message du Seigneur pour une femme ayant besoin de Dieu. Maman en tant normal aurait refusé qu'il rentre mais a accepté. Il a directement mis sa main sur le ventre et a prié. Et quand il a fini de prier et a dit "amen", je me suis mise à bouger. Ce monsieur a annoncé aussi que j'allais emmener ma famille loin. Cet homme sorti de nulle part a prophétisé sur ma vie et celle de ma mère et a même révélé le sexe du bébé. Selon ses paroles, maman accoucherait sans douleurs.


Quelques jours après, l'une de mes tantes est tombée enceinte. Elle est allée voir une sage-femme avec maman à l'hôpital et en arrivant là-bas, la sage-femme a contrôlé maman : le col était déjà bien ouvert et la tête a commencé à sortir, puis finalement maman a accouché, un peu avant le huitième mois de grossesse. Une preuve de mon "décès antérieur" dans son ventre était ma couleur, une couleur d'un bébé sans oxygène. Après l'accouchement, je ne pleurais pas, puis après plusieurs petits coups je me suis mise à pleurer. J'ai également retrouvé une couleur normale le lendemain. C'était le début de la foi en Dieu de maman. Le fait d'être née miraculeusement a fait quelque chose dans son cœur, et l'a amenée à s'engager avec Lui.


Plus tard, le pédiatre a constaté une anomalie au niveau de mes jambes. Sauf qu'à Madagascar il n'y avait pas beaucoup de moyens techniques, donc tout se faisait par le toucher, et il a trouvé quelque chose de bizarre chez moi. Il a conseillé de passer des tests avec les moyens qu'il y avaient là-bas, et mon cas relevait une suspicion d'anomalie.


À l'âge ou je devais marcher cela s'est confirmé, je n'arrivais pas à marcher. Mes parents ont fait le tour des médecins, ont tout essayé, même selon les croyances de là-bas, rien ne fonctionnait.


"à 4 ans j'avais une révélation de Jésus, je savais que j'avais besoin de Lui"

Tous les soirs ma mère me racontait des histoires de la Bible, je m'en souviens lorsque j'avais 4 ans. Alors j'étais déjà très petite attachée à ça. Oui j'aimais ça, et comme ma mère me parlait de Jésus qui faisait des miracles, guérissait des enfants, à 4 ans j'avais une révélation de Jésus, je savais que j'avais besoin de Lui. C'est donc comme ça que j'ai reçu très jeune le Seigneur et j'étais en admiration pour la personne de Jésus-Christ. Maman me racontait plein d'histoires de la Bible sur plein de personnages mais moi ce qui m'a marqué c'est vraiment la personne de Jésus.


Entre 4 et 5 ans, une nuit j'ai fait un songe : je jouais dans la maison de mes parents à Madagascar, il y avait plein de dessins animés autour de moi, et une petite lumière qui me suivait partout, pour moi c'était la fée clochette mais sans plus. Ensuite, me rendant dans le salon dans mes parents, j'ai vu cette lumière s'agrandir pour réaliser que c'était une ange. Je m'élève dans les airs sur cet ange qui me porte et aperçois une échelle sur laquelle des membres du groupe de louange de mes parents montent. Puis l'ange et moi sommes arrivés dans une pièce blanche et lumineuse dans laquelle il y avait un homme ressemblant à Jésus sur un autel, qui s'est approché et a touché mes jambes qui me faisaient mal. Il m'a ensuite attesté qu'il allait me guérir mais qu'il fallait que j'attende. Puis je me suis réveillée.


Ne sachant pas ce que j'avais, mes parents me donnaient beaucoup de restrictions. Je n'avais pas le droit de faire beaucoup de jeux à cet âge, comme sauter ou jouer à chat.





"pour moi tout allait bien"

Faute de moyens à Madagascar, les médecins ont fini par m'envoyer à l'étranger. C'est comme cela que par la grâce de Dieu, nous sommes parties ma mère et moi sur Paris. Les médecins en France connaissaient la maladie. C'était une luxation congénitale de la hanche. J'avais 6 ans et demi et il fallait selon les médecins absolument m'opérer, car à 7 ans on ne pourrait plus rien faire. Il fallait prendre une décision rapide. Toute ma famille à Madagascar a prié pour moi et a accepté que l'on m'opère. Honnêtement, je n'avais pas du tout conscience de la gravité de la situation, mais j'avais en tête les histoires de Jésus ainsi que mon rêve, donc j'avais gardé ma foi en ça. Les médecins d'ailleurs étaient très étonnés de ma réaction, je n'étais pas inquiète, je disais "allez-y opérez-moi !", je ne réalisais pas, pour moi tout allait bien, et je n'avais pas consciente que l'opération était lourde. J'étais restée à l'hôpital 3 mois, entre juin et septembre. J'ai été plâtrée pendant environ 6 mois sans bouger. Le plâtre allait des orteils jusqu'au ventre. Puis, j'étais en béquilles pendant 2 ans et rééduquée pendant 2 ans et demi.


Durant cette période de ma vie en France, je ne vivais pas une enfance normale. Je ne voyais pas d'autres enfants de mon âge.


Entre-temps, mon père et mon frère nous ont rejoint.


Après 6 mois le plâtre m'a été enlevé, puis j'ai repris l'école à domicile pour tout un trimestre, puis à l'âge de 7 ans j'étais de retour à l'école, mais je n'avais pas le droit de jouer avec les autres enfants, de me mêler avec eux à la récréation, j'étais toujours en béquilles et toujours un peu seule, et ce de 7 à 9 ans. Mais j'étais toujours positive, c'était normal pour moi, ça ne me pesait pas tant que ça, d'autant plus que je gardais la promesse que Jésus allait me guérir. À cet âge le Seigneur m'avait déjà donné cette paix, cette joie, celle qui surpasse toute intelligence, alors qu'un autre enfant aurait été sûrement déprimé. Étant suivie régulièrement à l'hôpital, les médecins et infirmières disaient à mes parents que leur fille était courageuse.


Vers 9 ans mes béquilles ont été supprimées, et entre 11 et 12 ans le médecin a affirmé que ma jambe droite (celle qui a été plâtrée) ne grandissait pas aussi vite que la jambe gauche. Il fallait faire un choix entre subir une opération lourde à 18 ans et être alitée pendant au moins un an, et subir une opération tout de suite en freinant la croissance de la jambe gauche. Je devais donc dans ce cas arrêter de grandir entre 13 et 14 ans selon le diagnostic. Le choix de la deuxième option a été retenu, étant la moins dangereuse. C'était aussi un choix de ne pas vivre comme les autres. J'avais toujours gardé la promesse de guérison mais je rentrais dans l'adolescence, alors je commençais à ressentir un mal-être petit à petit. Les restrictions parentales avaient un peu diminuées, à ce moment j'avais le droit de courir et faire un peu de sport.


L'une de mes cousines, m'a dit un jour : " tu sais Ornella le Seigneur va te guérir et tu ne te rendras même pas compte". Vers 13 ans je l'ai pris comme un rappel de la promesse de Dieu.

Vers 14 ans, j'ai vécu une opération pour enlever les vis dans mes deux jambes.

À cette époque, j'étais moins optimiste que dans mon enfance, il y avait des pensées qui me traversaient et je me demandais par exemple pourquoi les gens partent en vacances et pas moi.


"le plus important dans l’histoire n’est pas la guérison de la maladie en soit, mais c’est surtout le moyen que Dieu a utilisé pour faire de moi ce que je suis aujourd’hui"

Je me suis retrouvée avec des béquilles pendant un mois. Je commençais à me poser des questions sur ma raison de vivre, j'avais des questions existentielles.


À l'âge de 16 ans, les médecins m'ont dit que j'étais guérie. Certes je suis passée par la médecine, mais tout ce que les médecins ont fait était une réussite. Je me rappelle d’ailleurs que lors de ma première intervention, il y avait une autre petite fille dans ma chambre dont l'état s’était aggravé. Elle me demandait comment je restais aussi optimiste. Je lui ai donc parlé de Jésus. Malgré cette annonce de guérison, je continuais tout de même à me poser ces questions existentielles. C’est alors que le Seigneur m’a répondu au travers du verset dans Psaumes 146:2 : "Je louerai l’Eternel tant que je vivrai, je célèbrerai mon Dieu tant que j’existerai".

Dieu m’avait donné une promesse à l’âge de 4 ans, me permettant d’avoir la paix et la joie qui surpasse toute intelligence concernant ma maladie jusqu’à mes 16 ans. Avec ce verset, il me donne maintenant une direction pour la suite de ma vie. Le Seigneur ne nous laisse jamais, il continue à prendre soin de nous, c'est lui qui dirige nos pas. C'est comme ça que je suis devenue plus active dans le ministère de louange de mes parents 


L'année qui a suivi, j'ai pu participer à un album du groupe en tant que pianiste arrangeur. Cette prophétie du monsieur qui dit que j'emmènerai loin ma famille s'est réalisée géographiquement de Madagascar à la France, et était aussi liée au ministère de louange.


Je suis reconnaissante envers Dieu pour tout ce qu’il a fait pour moi. Finalement, je me rends compte avec le recul, que le plus important dans l’histoire n’est pas la guérison de la maladie en soit, mais c’est surtout le moyen que Dieu a utilisé pour faire de moi ce que je suis aujourd’hui. Grâce à ce traitement de longue durée, j’ai pu rester en France, terminer mes études et avoir la possibilité d’être à mon tour une source de bénédiction pour les autres. Mais par dessus-tout, cette expérience m’a appris que le Dieu que je sers est fidèle et n’abandonne jamais ses enfants. Il est le tout puissant qui est capable de transformer le mal en bien.

J’encourage ceux qui sont dans l’épreuve à persévérer car Dieu a déjà préparé la solution pour leur vie. 

Et si vous ne le connaissez pas, je vous invite à vous rapprocher de Lui. Je vous le dis avec assurance, il n’y a pas la notion de "satisfait ou remboursé" avec Lui car tout ce qu’il fait est parfait. Il nous donne même au-delà de nos espérances ! 


Soyez bénis 


Par la grâce de Dieu je suis ce que je suis (1 Corinthiens 15.10).





Ornella

Commentaires


 NEWSLETTER 

Envoyé  !

Rejoignez La Parole Chrétienne sur instagram

  • Instagram
bottom of page